03.10.2006
Exister
"Exister ... dans la tendresse d'un regard"
Retrouvé cette phrase de Julien Green, jetée jadis sur le papier, sans prendre soin, hélas !, de préciser d'où elle était tirée. Qu'importe, elle est belle, n'est-ce pas ?, merveilleusement belle.
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28.09.2006
"Aimer la vie, vivre l'amour"J.R. Huguenin
Il y a si longtemps que j'ai lu, pour la première fois, Huguenin et le plaisir est toujours aussi vif de reprendre le Journal, bien sûr, mais aussi les Carnets et les Articles. Quelle page choisir pour donner envie à d'autres de découvrir celui qui est mort à vingt-quatre ans, après avoir écrit un seul roman "La Côte sauvage" ? ...
Celle-ci peut-être qui semble déjà résumer son destin ... "La mort non plus ne viendra pas à bout de nous ; la mort ne tuera jamais ce qu'on aime. (...)
Hier soir il est tombé une drôle de neige, élastique et serrée comme de la barbe à papa. Maintenant un misérable soleil s'est levé entre deux nuages, on dirait le premier sourire d'un lâche. Je n'aime pas les temps incertains. Il m'est arrivé beaucoup de choses, je ne peux pas t'en parler par lettre, peut-être ne t'en parlerai-je jamais. L'important est de courir le risque des pires détresses. Celui qui n'a jamais cru en mourir n'aura jamais vécu. Il faut des orages et des tempêtes, nage qui peut ! Mais peu importe ce que fut la tempête. Ce n'est pas la tempête que l'on aime, c'est le bateau qui en revient."
A J.J. Soleil in "Le Feu à sa vie" Textes et correspondance inédits présentés par Michka Assayas (Seuil) 1987
Mais le bateau, un jour, n'est pas revenu ...
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26.09.2006
Sur les quais de Bordeaux.
Flânerie nocturne dans les rues de Bordeaux. Le coeur historique de la ville, magnifiquement restauré, dévoile sa beauté au passant ébloui. Toulouse, malgré tout son charme, Toulouse que j'aime tant, ne peut cependant rivaliser avec la grâce aristocratique de la capitale de l'Aquitaine. Sur ses quais, il est si facile de se laisser emporter par le rêve, franchir les mers et retrouver les parfums des îles au temps des voiliers de la Royale. Je sais aussi, bien sûr, les souffrances des hommes dont cette beauté procéde. Elles me blessent mais ne m'empêchent pas d'admirer.
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