03.08.2006

Un coup de coeur !

Le livre de Sébastien Lapaque sur Bernanos : "Bernanos encore une fois". Mieux que bien des grosses thèses érudites. Livre "vivant," livre passion qui donne envie de pénétrer dans cette oeuvre, dans cette vie. A lire, toutes affaires cessantes.

Extrait: "Il y a un seul Bernanos. Son oeuvre est une torche avec laquelle il nous appartient d'éclairer notre temps. Au contact de l'oeuvre de Georges Bernanos, au contact de ses livres où chaque mot écrit fait sens, il faut faire entendre sa voix. Non pas l'interpréter ou l'arranger : la faire entendre. Il faut essayer de le comprendre là où d'autres heurtèrent, peut-être parce que les polémiques étaient trop vives. Il faut faire l'effort de le suivre là où d'autres s'arrêtèrent (...).
Mon projet n'est pas ici de lire pour me rassurer. Il ne s'agira pas de le contester ou de le disséquer. Je ne chercherai pas à discuter. Quand une bataille s'engage, on ne parlemente plus, on ne négocie plus. on déserte ou on suit.
Alors je suivrai. Je suivrai même quand Bernanos me jettera ma lâcheté à la figure. Je suivrai même quand il sera trop ambitieux, trop exigeant pour une âme dont il est facile d'oublier qu'elle est faite pour la grandeur. Notre époque a besoin de maîtres exigeants. (...) Notre époque souffre de manquer d'écrivains qui parlent d'un monde empli par l'angoisse. Elle crève de n'avoir pas de romanciers qui mettent l'homme en face de lui-même, et lui hurlent ce qu'il trahit.
L'heure de Bernanos vient toujours."
Sébastien Lapaque "Bernanos encore une fois" L'âge d'homme et Babel

31.07.2006

"A la merci des passants"

"Je suis content d'avoir si mal bâti ma vie qu'on y peut entrer comme dans un moulin... (...)
Vient à nous qui veut, par le chemin qu'il veut... (...)
Nous sommes dans les mains du passant, à sa merci.
(...) Nous sommes dans les mains du passant comme dans les mains de Dieu.
Puissions-nous toujours ensemble (...) être à la merci des passants".
Georges Bernanos in "Les Enfants humiliés."



J'ai conscience qu'ouvrir un blog est toujours une aventure dont on ne peut savoir où elle nous ménera. Qu'importe! Il faut prendre le risque.

Bienvenue à tous les passants qui en franchiront la porte !

19:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : blog